Dossier | Assurer le confort respiratoire

Concevoir le système de ventilation naturelle

La ventilation naturelle concerne les systèmes A et C. L'air frais entre dans les locaux "secs" (living, chambres à coucher, etc.) par des amenées d'air disposées en façade ou des aérateurs dans les châssis et circule via des ouvertures de transfert vers les locaux "humides" (cuisine, salle de bains, toilette, etc.) d'où il est extrait mécaniquement ou naturellement grâce à des conduits verticaux débouchant en toiture. Ce type de ventilation connaît des variations en fonction des conditions atmosphériques. Il est malgré tout possible d'adapter le débit en fonction des besoins grâce à des bouches réglables.

En rénovation, la solution de la ventilation naturelle est souvent retenue car elle permet d'éviter l'encombrement dû aux gaines de pulsion et à l'unité double flux.

Disposition des prises d'air

Placement de la grille (et de la tige pour l'actionner), avant la pose du radiateur

image33.jpeg

© Architecture et Climat - LOCI – UCL

Position en hauteur d'une grille de ventilation naturelle

image34.gif

© Architecture et Climat - LOCI – UCL

Grille de ventilation à coulisse

image35.jpeg

© Architecture et Climat - LOCI – UCL

Les grilles de prise d'air peuvent être intégrées :

  • dans la menuiserie même,
  • entre le vitrage et le profilé de menuiserie,
  • entre les profilés de menuiserie,
  • entre la menuiserie et la maçonnerie,
  • dans la maçonnerie.

Pour un confort thermique optimal, l'intégration de grilles dans la maçonnerie derrière les radiateurs sera optimale : l'air neuf est directement préchauffé et mélangé à l'air du local par convection naturelle. Il y a cependant un risque de gel des corps de chauffe à eau, si ceux-ci sont à l'arrêt. Par ailleurs, l'intégration architecturale de ces grilles en façade peut être particulièrement complexe.

Si les grilles sont intégrées aux menuiseries, on favorisera une position haute pour éviter les courants d'air froid : dans la mesure du possible, au-dessus de 1,80 m par rapport au sol. Le risque d'inconfort sera encore minimisé si les grilles sont situées au-dessus des corps de chauffe.

Attention : Certaines grilles à coulisse (de moins en moins utilisées) ne présentent pas de chicane sur le trajet de l'air. Ces grilles ne freinent pas le flux d'air ce qui peut provoquer un léger courant d'air à proximité de la grille.

En outre, dans le cadre de la réglementation sur performance énergétique des bâtiments (PEB), chaque amenée d'air devra répondre aux conditions suivantes :

  • empêcher la pénétration d'animaux indésirables ;
  • empêcher la pénétration de pluie ;
  • pouvoir être réglée manuellement ou automatiquement entre les positions ;
  • complètement ouverte ;
  • 3 positions intermédiaires ;
  • fermée (≤ 15% débit sous 50 Pa).

L'air neuf est à priori pris directement à l'extérieur. Il peut néanmoins être pris dans un espace adjacent non chauffé (EAnC) pour autant que celui-ci soit lui-même équipé d'ouvertures qui permettent un équilibre des débits dans l'EAnC.

Ouvertures de transfert

Chaque ouverture de transfert doit répondre aux conditions suivantes (réglementation PEB) :

  • permettre un débit minimum de 25 m3/h, soit 70cm2 s'il s'agit d'une porte détalonnée (sauf dans la cuisine où le minimum est 50 m3/h ou 140cm2)
  • être permanente et non obstruable.

Régulation

L'ouverture des grilles d'amenée d'air peut être réglée manuellement ou automatiquement en fonction d'une pression différentielle ou d'une humidité relative :

Dispositifs manuels

Le réglage du débit d'air se fait soit par une glissière, un cylindre rotatif ou encore un clapet.

Si la grille est située en hauteur comme cela est souhaitable pour le confort, on veillera à ce qu'un système permette la manipulation facilement (sans besoin d'une escabelle, d'une chaise, etc.) : une cordelette, une tringle, etc. Pour les emplacements difficiles d'accès, on peut prévoir des grilles motorisées.

Grilles autoréglables

Equipées d'une membrane mobile, elles permettent d'obtenir un débit de passage relativement constant dans une plage de pression différentielle de 10 à 200 PA.

Elles contribuent beaucoup à éviter que les utilisateurs ne bouchent complètement les grilles pour éviter les courants d'air inévitables par vent fort !

Grille de ventilation automatique

image36.gif  image37.jpeg

© Architecture et Climat - LOCI – UCL

Grilles hygroréglables

Grille de ventilation hygroréglable

image38.gif

© Architecture et Climat - LOCI – UCL

Comprenant un élément sensible à l'humidité relative (par exemple : tresse de nylon), elles adaptent l'ouverture en fonction du degré d'humidité ambiante du local.

Attention : Leur bon fonctionnement nécessite que l'élément hygrosensible soit bien parcouru par de l'air ambiant à température ambiante et non par l'air extérieur !

Pour les systèmes C, l'extraction de l'air vicié peut être régulée manuellement, sur base d'un horaire ou encore en fonction du niveau d'humidité dans les pièces humides à l'aide de bouche hygroréglables à installer dans la cuisine et les salles de bains.

Si ce type de système est très efficace d'un point de vue énergétique (voir dossier Concevoir un système de ventilation énergétiquement efficace), il pourrait engendrer un déficit de qualité de l'air. En effet, la régulation se fait uniquement sur base de l'utilisation des pièces humides et non sur celle des pièces de vie.

> Concevoir > Conception du système de ventilation mécanique

mis à jour le 13/03/2019

N° de Code : G_WEL05 - Thématiques : Bien-être, confort et santé - Composants du projet liés : Menuiserie extérieure | Mur intérieur | Régulation | Ventilation