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Dispositif | Aménagement durable des parkings

Aménagement durable des parkings

© Epitavi / Shutterstock.com

Comment parvenir à un aménagement durable des parkings ? A partir d'un dimensionnement correct et de la valorisation de solutions partagées, mais aussi en prenant en compte toute une série d'éléments comme la sécurité, l'accessibilité pour tous et la circulation, mais aussi la gestion énergétique, l'éclairage, la végétalisation, la biodiversité, l'imperméabilisation et le traitement des eaux.

Imperméabilisation et traitement des eaux

L'aménagement d'un parking extérieur conduit fréquemment à une imperméabilisation du sol. Il est possible de réduire cette imperméabilisation via différentes technologies, notamment les revêtements perméables. Ces revêtements présentent deux grands avantages :

  • L'eau est stockée dans la caillasse de la fondation, faisant ainsi office de bassin d'orage en cas de fortes pluies ;
  • Les structures perméables permettent de digérer les hydrocarbures des pollutions chroniques, grâce à des bactéries aérobies.

Pour en savoir plus à ce sujet, on se reportera notamment au dossier Gérer les eaux pluviales sur la parcelle.

On notera ici quelques types de revêtement qui tendent à se développer pour l'aménagement des parkings.

Les dalles alvéolées

Dalles alvéolées engazonnées pour parking (pour les cheminements adjacents, les dalles ont été ajournées avec des pavés, plus accessibles)

Dalles alvéolées engazonnées pour parking (pour les cheminements adjacents, les dalles ont été ajournées avec des pavés, plus accessibles)

© NORPAC IDDR

Les dalles alvéolées sont des dalles en béton ou en plastique, ajourées, qui sont remplies au moyen de gazon (usage plus fréquent), parfois de graviers (préférer la pierre stabilisée de type porphyre ou basalte à la dolomie), ou plus rarement de sables. Le gazon et le gravier sont plus adaptés pour l'aménagement de parkings.

Dans tous les cas, ces revêtements permettent l'infiltration des eaux de pluie. Ces solutions sont relativement peu chères (de 20 à 35 € le m²) et simples à mettre en œuvre (pose).

Cependant, quelques points d'attention doivent être pris en compte avant de mettre en place des dalles alvéolées engazonnées :

  • Pour que la végétation s'épanouisse, le sol ne doit pas être compact, mais au contraire présenter un substrat aéré comme un concassé. Une préparation du sol peut ainsi être nécessaire. On peut également choisir des espèces de graminées, qui sont plus résistantes à la sécheresse.
  • Elles ne sont pas adaptées pour des usages trop intenses. Aussi on conseillera plutôt ce type de revêtement pour des tissus pavillonnaires ou relativement peu denses.
  • Elles ne sont pas adaptées aux terrains pentus.
  • Elles ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite ainsi qu'aux vélos. On les réservera donc aux places de stationnement (hors places PMR) en tant que telles, sans les étendre aux cheminements.
  • L'entretien est exigeant (nettoyage mécanique impossible, arrosage et semis régulier du gazon).
  • Des avaloirs d'eaux pluviales sont à implanter en amont des surfaces engazonnées. En effet, un ruissellement trop intense pourrait endommager le gazon.

Les dalles peuvent aussi être ajournées au moyen de pavés dits drainants ou filtrants. L'effet de tampon des eaux pluviales est maintenu. Cette solution, non végétalisée, ne favorise pas la biodiversité. En revanche, elle est plus résistante, plus accessible et plus simple d'entretien. On pourra donc l'étendre à tout type de parking.

Les chaussées à structure réservoir

Parking avec revêtement drainant et chaussée à structure réservoir à Lomme (France)

Parking avec revêtement drainant et chaussée à structure réservoir à Lomme (France)

© Lille Métropole

Coupe de principe d'une chaussée à structure réservoir

Coupe de principe d'une chaussée à structure réservoir

© GuidenR

Une autre technologie est celle des chaussées à structure réservoir . En souterrain, ces chaussées disposent d'ouvrages de diffusion et d'évacuation des eaux récoltées en surface (le rejet dans le sol se fait via le recours à des matériaux spéciaux et des géotextiles).

En surface, ces aménagements peuvent être composés soit :

  • De revêtements poreux (aujourd'hui, certains bitumes, qui disposent d'une composition spécifique, sont drainants). Dans ce cas l'absorption de l'eau sera répartie sur toute la surface traitée.
  • De revêtements imperméables classiques, auquel cas l'infiltration de l'eau se fera via un ouvrage localisé.

La figure ci-après présente le fonctionnement de cette technologie.

Ces aménagements doivent être pensés très en amont, en fonction des spécificités du site. Ils sont relativement coûteux (investissement de l'ordre de 80 € du m²). Leur entretien est par ailleurs exigeant.

Il s'agit d'un dispositif très performant en termes d'infiltration des eaux, et adapté à tout type d'usage. Il est sans impact visuel. Par ailleurs, il limite les éclaboussures et les phénomènes d'aquaplanage en surface.

Certains points doivent être gardés à l'esprit :

  • étant donné la fragilité de ce type de structure, il peut être préférable d'organiser les places de stationnement en épi pour limiter les mouvements de giration ;
  • il n'est pas évident de trouver des entreprises qui ont des décolmateuses adaptées en Belgique ;
  • il sera important, lors de travaux futurs (par exemple, pose de câbles), de veiller à ce que l'entrepreneur ne mette pas d'asphalte classique lorsqu'il referme son chantier.

Noues et bassins de rétention

Noue végétalisée implantée dans un parking de Salem (Oregon, Etats-Unis)

Noue végétalisée implantée dans un parking de Salem (Oregon, Etats-Unis)

© Bruxelles Environnement

Au-delà des revêtements, la mise en place de noues le long des voies de circulation imperméabilisées est un dispositif permettant le traitement des eaux de ruissellement. La végétation présente dans les noues contribue par ailleurs à l'assainissement des eaux qui peuvent être polluées par les huiles et carburants des voitures. Ces noues peuvent assurer l'évaporation ou l'infiltration de ces eaux, ou bien encore leur collecte vers un bassin de rétention . L'aménagement du bassin de rétention et des noues peut faire l'objet d'un traitement paysager qualitatif. Pour en savoir plus à ce sujet, se rapporter notamment au dispositif Noues.

Revêtement pour cheminements et accès

De nombreux revêtements drainants existent pour aménager les cheminements au sein des parkings extérieurs. Cependant, ils ne garantissent pas systématiquement une accessibilité optimale pour tous les usagers, particulièrement les vélos et personnes à mobilité réduite. Les revêtements les mieux adaptés à ces cheminements et les plus accessibles, à privilégier, sont :

  • les platelages en bois (on choisira de préférence un bois indigène) ;
  • le gravier concassé stabilisé (chaille) : préférer la pierre stabilisée de type porphyre ou basalte à la dolomie ;
  • les graviers ronds.

A ce sujet, voir également le dispositif Cheminements et accès.

Végétalisation et biodiversité

Passage à faune sous un parking imperméabilisé à Lille

Passage à faune sous un parking imperméabilisé à Lille

© NORPAC

La végétalisation des parkings extérieurs est importante dans la mesure où elle favorise à la fois le drainage des eaux et le développement de la biodiversité. Cette végétalisation s'opère notamment dans les espaces interstitiels (abords, espaces entre les places de stationnement, pourtours des cheminements...).

De multiples solutions sont à envisager : paillage des sols non couverts pour y laisser s'y développer une végétation herbacée, plantation de prairies fleuries de plantes locales, bandes enherbées, murets ou murs végétalisés, etc.

Selon les espèces et les périodes de l'année, ou lorsqu'il vient juste d'être procédé à un semis, des périodes de repos de ces espaces végétalisés doivent être prévues avant leur ouverture au public.

Afin de préserver la végétation, principalement du piétinement, des barrières « naturelles » peuvent être implantées (ronciers, zones boueuses...). On notera ici qu'afin de limiter le phénomène de raccourcis « sauvages », les cheminements doivent dès l'origine être conçus de la façon la plus directe et pratique possible pour tous les utilisateurs (voir le dispositif Cheminements et accès).

Les espèces indigènes doivent toujours être privilégiées. Les espèces doivent également être choisies avec soin : en fonction de leur adaptation au climat local et de leur facilité d'entretien.

Du point de vue de la gestion, le recours au fauchage tardif est recommandé.

Le désherbage doit être réduit au maximum. En effet le recours au désherbant supprime les effets positifs liés au parking perméable : pollution des eaux infiltrées, destruction de la biodiversité... Un géotextile peut limiter l'implantation des racines indésirables. Lorsque cela est nécessaire, un arrachage sélectif des plantes associé à une tonte périodique est à préconiser. Mais de façon générale, il convient d'adopter une certaine tolérance vis-à-vis des « mauvaises herbes ».

En cas de sécheresse, il faut avoir recours à l'arrosage. Dans une optique durable, s'il y a un bassin de rétention des eaux de ruissellement, celui-ci peut alimenter l'arrosage lorsqu'il est nécessaire.

Pour favoriser la biodiversité, lorsque l'imperméabilisation est indispensable et le platelage des cheminements impossible, des passages à faune peuvent être implantés afin de limiter la fragmentation des habitats écologiques.

Gestion énergétique

Panneaux solaires recouvrant un parking extérieur, Bordeaux (France)

Panneaux solaires recouvrant un parking extérieur, Bordeaux (France)

© Communauté métropolitaine de Montréal

Panneaux solaires intégrés sur le toit d'un parking en ouvrage à Santa Monica (Etats-Unis)

Panneaux solaires intégrés sur le toit d'un parking en ouvrage à Santa Monica (Etats-Unis)

© Communauté métropolitaine de Montréal

La gestion énergétique des parkings clos (isolation) est un enjeu majeur de la gestion énergétique. Il apparaît indispensable d'isoler correctement les parois séparant les locaux chauffés du parking, afin d'éviter toute déperdition d'énergie, mais aussi afin d'éviter les ponts thermiques (refroidissement des locaux adjacents). Voir également le dossier Diminuer les pertes par transmission. Il s'agit également d'une question de confort au sens où les dispositifs d'isolation, en plus d'être thermiques, sont également acoustiques .

Aujourd'hui, plusieurs constructeurs (comme par exemple Ytong, Heraklith ou Knauf) proposent des isolants spécifiquement conçus pour les parkings souterrains, qui respectent des standards élevés d'isolation thermique, acoustique, et qui répondent aux normes de protection anti-incendie.

L'isolation est également liée aux accès vers et depuis l'extérieur. Une fermeture rapide des accès est à recommander, il existe des volets souples à fermeture rapide, prévoyant une zone transparente pour assurer une bonne visibilité.

A noter que la prise en compte de l'aspect énergétique peut également concerner les parkings aériens (extérieurs ou en ouvrage). Certains exemples récents intègrent par exemple des panneaux solaires en recouvrement des parkings.

Eclairage

Aujourd'hui, plusieurs fabricants proposent des systèmes d'éclairage pour parkings qui adaptent l'intensité de la luminosité à l'usage effectif des parkings (l'éclairage est plus intense là où les véhicules sont effectivement stationnées, là où ils roulent, et là où les piétons marchent). Associé à l'utilisation de nouvelles technologies d'éclairage comme les LED, l'économie d'énergie réalisée serait de l'ordre de 65%.

Cheminements, accès, circulations au sein du parking

Les barrières d'accès aux parkings doivent le cas échéant réserver la place nécessaire au passage des vélos

Les barrières d'accès aux parkings doivent le cas échéant réserver la place nécessaire au passage des vélos

© Technum/Belfius

Les accès aux parkings doivent être bien conçus pour tous les usagers : piétons, personnes à mobilité réduite, vélos ( a fortiori si l'accès pour le stationnement des voitures et des vélos est partagé).

Au sein du parking, les cheminements pour les piétons et les personnes à mobilité réduite doivent être bien aménagés, sûrs, et respecter toutes les normes d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. On se reportera notamment au dossier Concevoir un bâtiment accessible à tous et au dispositif et Cheminements et accès.

Il est important de bien prendre en compte le fait que les piétons ne sont pas des usagers secondaires des parkings. Tout automobiliste est également un piéton avant d'entrer dans son véhicule, et après en être sorti. Il doit donc pouvoir bénéficier d'infrastructures bien aménagées et adaptées, au même titre que lorsqu'il conduit. De même, les piétons qui n'utilisent pas directement un parking peuvent être amenés à le traverser, pour rejoindre un bâtiment par exemple.

La meilleure solution est la mise en œuvre d'itinéraires distincts des automobilistes (par exemple par un marquage au sol), afin de garantir une cohabitation sûre entre les différents utilisateurs. La présence d'entrée et sorties distinctes des automobilistes est également à mettre en œuvre.

De façon générale, les dimensionnements et aspects techniques suivants sont recommandés pour les cheminements, accès, et circulation au sein des parkings, selon le manuel relatif à la sécurisation des parkings de la Direction générale sécurité et prévention du Service public fédéral Intérieur :

En ce qui concerne les voitures

(hors cas spécifique des emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite : voir ci-dessous) :

  • Le cas échéant, une hauteur sous plafond minimale de 2,10 mètres ;
  • Un traitement des dénivelés avec des rampes de 10 % de préférence (maximum légal de 16%) (selon le manuel Sécurisation des parkings ). Par ailleurs, le RRU indique que la rampe de sortie des parkings doit présenter une pente maximale de 4% sur les 5 premiers mètres à partir de l'alignement ;
  • Une largeur de 2,5 mètres minimum pour les places de stationnement (15 centimètres de plus si présence d'un mur ou d'une colonne). Une profondeur des places d'au moins cinq mètres est à conseiller ;
  • Un dégagement libre devant les places de stationnement perpendiculaires à la chaussée de 6 mètres (4 mètres pour des stationnements en épis) ;
  • Il est conseillé d'aménager des bandes de circulation de minimum 3 mètres de largeur pour les voies à sens unique, et 5,5 mètres pour les voies à double-sens.

A noter que le concepteur devra prêter une attention particulière aux sens de circulation. Il convient d'éviter le croisement de véhicules.

Au sein des parkings, pour des raisons de sécurité et afin de garantir une cohabitation harmonieuse entre les différents usagers, la vitesse des véhicules doit être réduite. Une vitesse maximale de 10 km/heure est à recommander. La présence de ralentisseurs permet de limiter la vitesse des véhicules et améliore ainsi la sécurité routière.

En ce qui concerne les cheminements piétons

(selon le manuel Sécurisation des parkings ) :

  • Des cheminements de minimum 1,5 mètres de largeur.
  • Le cas échéant, les ascenseurs doivent avoir des accès de minimum 90 centimètres de largeur et les cabines doivent être de minimum 1x1,3 mètres.
  • Deux sorties sont nécessaires à partir de 1000 m² de surface pour les parkings jusqu'à trois niveaux, et de 500 m² de surface pour les parkings de plus de trois niveaux. A partir de 5000 m² de surface, au minimum trois sorties sont nécessaires pour tous les parkings.
  • La distance parcourue par un piéton sur un niveau de parking ne peut excéder 45 mètres.

Sécurité

L'accès au parking peut être sécurisé, notamment par une porte ou des barrières. Ces dispositifs peuvent être enclenchés par des badges, codes, etc.

La sécurité est un enjeu important dans les parkings (surtout souterrains ), car ces lieux peuvent être perçus comme peu sécurisants par leurs utilisateurs.

Il existe deux niveaux auxquels la sécurité dans les parkings doit être pensée :

  • Dans la gestion des bâtiments (gardiennage, vidéosurveillance, protection des accès, campagnes de sensibilisation...), en fonction de contraintes liées aux coûts ou à l'évaluation des risques potentiels. On notera qu'un bon niveau d'entretien et un éclairage suffisant participent au sentiment de sécurité.
  • Mais un certain nombre de points d'attention sont à même d'améliorer la sécurité dans la conception même du parking :

    • La conception d'une signalétique claire et adaptée afin de permettre à chaque utilisateur de mieux s'approprier et de mieux se repérer dans l'espace parking.
    • Il faut éviter la présence de culs-de-sac ou recoins , ou bien condamner ces espaces lorsqu'ils sont présents.
    • Un aménagement favorisant un large champ de vision , évitant les obstacles visuels (comme des colonnes) et les angles morts. Le recours à des matériaux transparents comme le verre (y compris pour les portes coupe-feu), ou la présence de puits de lumière, peuvent contribuer à aérer l'espace, élargir le champ de vision et ainsi accentuer le sentiment de sécurité. Dans le cas de rénovation, des miroirs peuvent être positionnés aux angles afin de créer une visibilité.

Les parkings clos sont également soumis à des règles de sécurité strictes en termes de protection contre les incendies, de ventilation... Le concepteur veillera toujours à s'y conformer.

Accessibilité des personnes à mobilité réduite

L'accessibilité des personnes à mobilité réduite au sein des parkings est un point très important, tant en ce qui concerne les cheminements et l'aménagement du parking en lui-même que l'offre de stationnement.

Il est recommandé de réserver au sein des parkings 6 % de places de stationnement réservées aux PMR, ou un emplacement de stationnement PMR par tranche entamée de dix-sept places (selon le manuel Sécurisation des parkings de la Direction générale sécurité et prévention du Service public fédéral Intérieur ).

Les places réservées aux PMR devront être clairement signalées.

Ces places devront en outre toujours être situées le plus proche possible des accès aux bâtiments. Il est important que les places les plus proches des accès soient toujours attribuées en fonction de ce critère et non d'autres (comme la hiérarchie au sein de l'entreprise).

Au sein du parking, tous les cheminements doivent répondre aux normes d'accessibilité en vigueur. On prendra également soin à ce que tous les équipements (le cas échéant : caisses automatiques, boutons d'accès, barrières, ascenseurs...) soient accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Aménagement des places de stationnement à destination des personnes à mobilité réduite.

Perpendiculaires à la chaussée

Parallèles à la chaussée

En épis

Perpendiculaires à la chausséeParallèles à la chausséeEn épis
En l'absence d'espace intermédiaire entre les places de stationnement, la largeur des places devra être portée de 3 à 3,5 mètresEn l'absence d'espace intermédiaire entre les places de stationnement, la largeur des places devra être portée de 3 à 3,5 mètres

© Service public fédéral Intérieur, Direction générale sécurité et prévention

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mis à jour le 22/02/2016

N° de Code : G_MOB03 - Thématiques : Mobilité - Thématiques secondaires : Accessibilité | Entretien/Maintenance - Composants du projet liés : Eaux pluviales | Eclairage | Abords