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Dossier | Assurer le confort respiratoire

Assurer le confort respiratoire

© Eli DeFaria / Unsplash.com

Nous passons en moyenne 80% de notre temps à l'intérieur de bâtiments où une mauvaise qualité de l'air peut provoquer un inconfort, voire des troubles divers. C'est dire si le confort respiratoire est un enjeu important pour le bien-être et la santé des occupants. Dans les bâtiments à occupation humaine, et dans les bâtiments à haute performance énergétique très bien isolés en particulier, il est donc essentiel de mettre en place un système de ventilation qui assure une bonne qualité de l'air, aussi bien en termes de concentration de polluants que d'humidité relative, sans pour autant négliger la bonne étanchéité à l'air.

La qualité de l'air intérieur est fortement liée à la qualité de l'air ambiant, alors que Bruxelles est l'un des territoires européens où l'air est le plus pollué. Mais l'air intérieur est aussi souvent moins bon qu'à l'extérieur du fait des activités humaines, qui génèrent de la vapeur d'eau et du CO2, et des matériaux présents, à l'origine de dégagement de polluants, de composés organiques volatiles ou de matières allergènes. Il est donc essentiel de compléter la réflexion en amont de la ventilation, en cherchant à éviter les polluants intérieurs.

Enjeux

La qualité de l'air extérieur dépend à la fois des conditions météorologiques et des émissions de polluants provenant des activités humaines. Elle est caractérisée, notamment, par la concentration de différentes types de polluants tels que les particules PM10 (particules en suspension dans l'air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres) ou PM2.5 (particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres), le monoxyde d'azote NO et le dioxyde d'azote NO2, l'ozone O3, le dioxyde de soufre SO2, le monoxyde de carbone CO ou les métaux lourds.

La qualité de l'air est mesurée quotidiennement à Bruxelles : Pollumetre (Bruxelles Environnement).

Et comme de nombreuses capitales ou zones fortement urbanisées, Bruxelles fait partie d'un des territoires européens dont l'air est le plus pollué.

Représentation du nombre de jour de dépassement du seuil maximal de 50 µg/m³ dans différentes villes d'Europe en 2007

Représentation du nombre de jour de dépassement du seuil maximal de 50 µg/m³ dans différentes villes d'Europe en 2007

© ETC/ACC AirBase

Or la qualité de l'air dans les bâtiments est souvent encore moins bonne que celle à l'extérieur. La raison de ce constat est triple :

  • Les occupants et leurs diverses activités sont sources de dégagement de vapeur d'eau, de CO2, de CO, de matières allergènes, de composés organiques et d'autres polluants.
  • De même, le bâtiment lui-même (les revêtements, le mobilier,…) et les plantes sont sources de dégagement de divers composés organiques ou autres.
  • Les espaces clos favorisent l'accumulation des polluants. A l'inverse une aération exagérée mène à un gaspillage énergétique.

Et comme nous passons plus de 80% de notre temps à l'intérieur de bâtiments, la qualité de l'air médiocre peut avoir des conséquences non négligeables sur la santé.

Les polluants intérieurs sont régulièrement incriminés dans l'apparition des symptômes divers constituant le Syndrome de Bâtiments Malsains et dans l'explosion des allergies. Des études réalisées dans des écoles de divers pays montrent l'influence néfaste d'un faible renouvellement de l'air ou d'une concentration élevée en CO2 sur le temps de réaction des élèves, les notes obtenues ou l'absentéisme.

Polluants extérieurs et intérieurs

D'autre part, on constate dans de nombreux bâtiments très performants d'un point de vue énergétique, une sécheresse inconfortable de l'air.

Ce dossier aborde les solutions à mettre en place dans les locaux à occupation humaine (logement, bureaux,… - les locaux utilisés pour un process particulier de production ne sont pas abordés dans cette fiche, ils dépendent de réglementations bien spécifiques) pour assurer une bonne qualité de l'air en termes de concentration de polluants et d'humidité relative.

Les solutions pour éviter les sources de polluants sont abordées dans le dossier Eviter les polluants intérieurs.

Les mesures à prendre pour limiter la consommation énergétique liée au renouvellement de l'air sont quant à elles abordée dans le dossier Concevoir un système de ventilation énergétiquement efficace.

Démarche

Mettre en place des mesures passives

  • Limiter les polluants extérieurs, grâce à un choix judicieux d'implantation et d'implantation des bouches de prise d'air ;
  • Eviter polluants intérieurs.

Voir dossier Eviter les polluants intérieurs

Choisir et concevoir les équipements techniques

  • Pour renouveler l'air : définir les besoins et choisir des équipements flexibles qui permettent une bonne ventilation quelles que soient les conditions, même maximales ;

  • Pour filtrer l'air pulsé dans les locaux ;

  • Pour assurer un taux d'humidité confortable : définir un objectif et mettre en place d'éventuels systèmes d'humidification ou de déshumidification ;

Exploiter efficacement les équipements et assurer un suivi du confort

Entretenir les équipements (bouches d'amenée d'air, filtres, conduits, etc.).

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mis à jour le 01/01/2013

N° de Code : G_WEL05 - Thématiques : Bien-être, confort et santé - Thématiques secondaires : Entretien/Maintenance | Etanchéité à l'air Pollution intérieure - Composants du projet liés : Menuiserie extérieure | Mur intérieur | Régulation | Ventilation