NAT05 - Culture de pleine terre_top

Dispositif | Cultures en pleine terre

Cultures en pleine terre

© X Claes

La culture en pleine terre, c'est-à-dire sur un substrat faisant partie intégrante du sol non artificialisé, est une solution simple à mettre en œuvre, à condition que l'état du sol le permette (pollution inexistante). Tout espace de pleine terre libre de construction ou de voirie est susceptible d'être valorisé au moyen de végétation comestible, et ce sur des terrains de taille très variable, allant des pieds d'immeubles à des parcelles plus importantes. Quelques bonnes règles de conception et de gestion sont néanmoins nécessaires pour permettre une production abondante, tout en intégrant la culture dans son environnement urbain.

Où peut-on retrouver des espaces de production en pleine terre dans un projet immobilier ?

La production en pleine terre ne se limite pas aux terrains de grande superficie et déconnectés des zones d'habitations. Toute zone non minéralisée, en milieu urbain, peut potentiellement accueillir des cultures en pleine terre :

  • intérieurs d'îlots  ;
  • pieds d'immeubles ;
  • terrains contigus aux bâtiments :

    • friches ;
    • jardins privés ou partagés ;
    • anciens champs ;
  • terrains de l'espace public ;

Ce qui définit en outre le potentiel d'un espace de culture est qu'il est exempt de toute trace de pollution et de bonne qualité agronomique (voir section « Propriétés du sol » ci-dessous). Si l'état du sol ne répond pas à ces critères, des solutions alternatives existent, pour malgré tout valoriser ces surfaces en cultures surélevées.

Quels sont les avantages et les désavantages de la culture en pleine terre ?

Avantages liés aux cultures en pleine terre :

  • investissements faibles dans les infrastructures ;
  • nutriments naturellement présents dans le sol ;
  • travail à l'air libre ;
  • mécanisation plus aisée ;
  • plus grande palette végétale cultivable (fruitiers) ;
  • plus grande inertie de la terre (moins vite asséchée) que les systèmes hors sol.

Désavantages liés aux cultures en pleine terre :

  • peu accessible pour les personnes à mobilité réduite ;
  • cultures non déplaçables ;
  • exposition des cultures et des travailleurs aux intempéries (vent, gel, etc.) ;
  • plantation plus exposée aux animaux ravageurs.

Quels points d'attention relatifs au choix du terrain ?

Points généraux

Le dossier | Agriculture urbaine traite des points suivants :

Points spécifiques aux cultures en pleine terre

Echelle de temps d'occupation

Dans le cas d'un terrain dont l'occupation est temporaire, le choix du type de cultures (en pleine terre ou surélevée) est important. L'aménagement d'un potager en pleine terre nécessite un certain investissement (temps, énergie, etc.), qui ne peut être récupéré dans le cas d'une réaffectation de l'espace cultivé. Pour pallier à cela, la mise en place de cultures surélevées mobiles est préférable lorsque les échelles de temps d'occupation sont courtes.

Accessibilité

Plus spécifiquement pour les cultures en pleine terre, il peut être utile d'avoir recours, pour les chemins d'accès, à des revêtements de sol perméables. *** revetement sol permeable => Lien vers dispo WAT01 ***

Des points d'attention généraux concernant l'accessibilité sont développés dans le dossier à la page | Accessibilité.

Propriétés du sol

L'observation de la situation et des plantes qui poussent sur les sols existants (espèces bioindicatrices) permet d'évaluer la qualité agronomique du sol et adapter les plantations en conséquence.

Espèces végétales et animales existantes

Un relevé des espèces végétales et animales présentes sur le site contribue à s'inscrire dans une démarche durable. Il s'agit de préserver la faune et la flore existante présentant un intérêt écologique. En fonction du statut de la parcelle ou de sa superficie, cette analyse peut être obligatoire et à réaliser par un expert agréé.

Pour plus d'informations, consulter le Dossier | Maximiser la biodiversité à la Page | Etude préalable du site

Contraintes règlementaires

Avant d'acquérir ou transformer un terrain (changement de destination des lieux, modification sensible du relief du sol, déboisement, etc.) ou bâtiment, le futur maître d'ouvrage veille auprès des autorités compétentes, à :

  • connaitre l'affectation du bien. Cette dernière étant définie par les différents plans régionaux (PRAS, PAD) et le cas échéant par des plans communaux (PPAS) ;
  • savoir si un permis d'urbanisme ou un permis d'environnement est nécessaire ;

Plus d'informations sur les aspects réglementaires dans :

Quels aménagements choisir pour la culture en pleine terre ?

Les aménagements à prévoir pour une culture en pleine terre dépendent du type de gestion qui y est développé ainsi que des pratiques agricoles souhaitées. Néanmoins, la majeure partie des aménagements suivants peut être prévue en base dans le projet de cultures en pleine terre :

  • récupération d'eau de pluie ;

Voir le dossier à la page traitant de l'alimentation en eau du projet

  • compost ;

Voir aussi le dispositif | Compost

  • espaces de stockage du matériel, des produits d'entretien, semences, etc. : généralement sous la forme d'un cabanon ;
  • poulailler : valorisation des fientes en engrais, production d'œufs, élimination des déchets, etc. ;
  • hôtel à insectes : favorable aux pollinisateurs, aux ennemis naturels de ravageurs, biodiversité, etc. ;
  • ruchers : pollinisation des cultures ;
  • aménagements écologiques : maintien des éléments de biodiversité utiles, création de lieux propices à l'accueil de la biodiversité ;

Voir aussi le dossier | Favoriser la biodiversité et dossier | Offrir des habitats pour la faune

  • Délimitation physique des parcelles : La délimitation physique des parcelles cultivées n'est pas obligatoire mais dans le cas où celle-ci est souhaitée, le projet peut s'appuyer sur de la végétation qui offre l'avantage d'une barrière naturelle au vent et à la faune, plutôt que des grillages ou clôtures.

Voir aussi le dispositif | Parcelle perméable à la faune

Quelle pratique agricole choisir pour une culture en pleine terre ?

Types de pratique agricole

Un certain nombre de pratiques agricoles peuvent être adaptées au contexte urbain. Elles sont fonction du site, des objectifs recherchés et des moyens disponibles :

  • Agroécologie ;
  • Agroforesterie ;
  • Fruiticulture ;
  • Permaculture ;
  • Spin farming ;

Pour des exemples inspirants des différentes techniques agricoles, se référer au Portail GoodFood.

Pour les pratiques agricoles se reposant sur l'utilisation d'arbres, voir le listing des espèces végétales indigènes conseillées par Bruxelles Environnement.

Finalité de la production agricole

L'autoconsommation ou la vente d'une production agricole, dépend généralement de la superficie de la parcelle. Ainsi, les parcelles de petites dimensions servent principalement à l'autoproduction et aux espaces pédagogiques, tandis que les parcelles plus importantes peuvent accueillir des activités professionnelles ou des potagers communautaires. Toutefois, le modèle de spin farming permet de cultiver de manière professionnelle des petites surfaces de cultures en pleine terre et est pour cela bien adapté au milieu urbain.

Quels sont les points d'attention pour un projet collectif ?

Dans le cas de potagers collectifs, on veille aux éléments suivants :

  • accès :

    • les chemins d'accès sont conçus entre autre en fonction du profil des personnes destinés à y avoir accès (personnes extérieures au projet ? à mobilité réduite ? équipements pour l'entretien des cultures ? etc.) ;
    • attention particulière si un accès est nécessaire par l'intérieur des bâtiments ;
  • appropriation du projet :

    • afin d'offrir une garantie de fonctionnement dans la durée, il est essentiel de permettre au collectif de s'approprier le projet le plus en amont, si possible dès la phase de conception du bâtiment.
    • Plus d'informations dans le dossier à la page | Cocréation de projets collectifs

Voir aussi la vidéo traitant de la gestion collective dans une maison de repos du CPAS à Saint Josse.

Cité Modèle

© BE Cité Modèle

Cité modèle

© X.Claes

Pousse qui pousse

© X.Claes

Jardin collectif

© Début des HAricots

Projets collectifs

© Groot Eiland

Aller plus loin

Dans le Guide

Dispositifs complémentaires aux cultures en pleine terre :

Dispositif | Compost

Dispositif | Parcelles perméables à la faune

Autres publications et outils de Bruxelles Environnement

Sites Internet

mis à jour le 13/06/2019

N° de Code : NAT05 - Thématiques : Développement de la nature - Thématiques secondaires : Agriculture urbaine - Composants du projet liés : Abords | Flore | Sol