Réduire l'impact environnemental de l'installation de récupération d'eau de pluie

Implantation de la citerne

Lors des choix d'implantation de la (des) citerne(s) au sein des bâtiments et du type de besoins couverts par l'eau de pluie récoltée, il faut veiller à optimiser la position du groupe surpresseur par rapport aux locaux sanitaires alimentés en eau de pluie (centralisation des pompes et donc du local technique) pour favoriser une rationalisation dans la longueur du réseau de distribution d'eau non potable. Cette mesure aura un impact sur :

  • Les longueurs de réseau et donc le coût de l'installation de récupération d'eau de pluie et son bilan environnemental (énergie grise du second réseau) ;
  • La pression nécessaire à la distribution des points de puisage : les points trop éloignés induiront une pression d'eau excessive, ce qui aura un impact sur le fonctionnement des pompes et leur consommations électriques ;
  • Les consommations d'eau : comme vu dans le Dossier | Faire un usage rationnel de l'eau, les réseaux longs entrainent des risques de fuites plus importants par multiplication des changements de direction et accroissement de la pression.

Dans la mesure du possible, la distribution d'eau de pluie tendra à se faire par gravité (choix d'implantation de la citerne au-dessus des points de puisage desservis). Cette remarque est d'autant plus valable pour l'évacuation du trop-plein : éviter les pompes de relevage.

Réduire les consommations électriques de l'installation 

Comme pour les pompes, le fonctionnement de tous les équipements électriques d'une installation de récupération d'eau de pluie doit être optimisé pour éviter les dérives.

Choix des matériaux :

Le choix des matériaux des dispositifs de collecte de l'eau de pluie en toiture jusqu'à la citerne de récupération devra être effectué pour limiter l'impact environnemental de l'installation.

Eviter les matériaux les plus énergivores, ayant le moins bon écobilan, par exemple le PVC et/ou qui pourraient se corroder au contact de l'eau : par exemple, le zinc ou le cuivre.

Pour la collecte de l'eau de pluie en toiture, on préfèrera la réalisation de chêneaux en bois (provenant de forêts gérées durablement) recouvert d'une membrane d'étanchéité en EPDM ou l'utilisation de gouttières en résine polyester et de descente d'eau pluviale en polypropylène (PP) par rapport aux matériaux traditionnellement mis en œuvre : zinc, cuivre, aluminium ou PVC.