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Code de mesurage

La surface de déperdition thermique se calcule sur base des dimensions extérieures avec les mêmes règles que celles qui s'appliquent au volume protégé.

La surface de déperdition thermique est exprimée en [].

Détermination de la surface de déperdition thermique (coupe)

 

Détermination de la surface de déperdition thermique (coupe)

Légende

1

Face inférieure de la dalle contre terre ou sur un vide sanitaire

2

Face externe du mur de façade ou du mur contre un EANC

3

Face externe du toit

4

Face supérieure du plancher d'un grenier non isolé et non compris dans le VP (= EANC)

Surface de la paroi entre 2 volumes protégés

Vide sanitaire

Source : Bruxelles Environnement

2.1.  Principe de base

Les pertes par transmission dépendent de la composition de la paroi et de son environnement. Dès lors, chaque partie de la surface de déperdition thermique, dont la composition de la paroi ou son environnement diffère, doit être mesurée séparément.

Détermination de chaque paroi de la surface de déperdition thermique (coupe générale)

Détermination de chaque paroi de la surface de déperdition thermique (coupe générale)

2.2.  Limites de chaque paroi

Pour le calcul de la surface de déperdition thermique de chaque paroi, chaque limite de paroi, matérialisée par un nœud constructif linéaire, doit être considérée de manière spécifique.

Différents exemples de détermination des limites de chaque paroi pour le calcul de la surface de déperdition thermique sont présentés ci-dessous. Ces exemples ne sont pas exhaustifs.

Exemple nœud constructif 1 : mur extérieur – dalle contre terre (avec isolation sous la dalle)

Exemple nœud constructif 1 : mur extérieur – dalle contre terre (avec isolation sous la dalle)

La surface de déperdition du mur extérieur se mesure jusqu'au niveau inférieur de la dalle contre terre et celle de la dalle contre terre jusqu'à la face externe du mur.

Lorsque l'isolation se situe sous la dalle de sol, son épaisseur est également comptabilisée dans la surface de déperdition du mur extérieur.

Source : Annexe 2 Code de mesurage de l'arrêté Lignes directrices

Exemple nœud constructif 2 : mur extérieur – mur enterré – dalle contre terre en présence d'une cave dans le volume protégé.

Exemple nœud constructif 2 : mur extérieur – mur enterré – dalle contre terre en présence d’une cave dans le volume protégé.

Pour la surface de déperdition il faut comptabiliser la surface du mur extérieur, celle du mur enterré et celle de la dalle contre terre.

Par analogie avec l'exemple 1, la surface du mur extérieur est mesurée jusqu'à la jonction avec la face inférieure du plancher intérieur.

La surface du mur enterré est mesurée à partir de cette intersection jusqu'à la face inférieure de la dalle contre terre.

La surface de la dalle contre terre est mesurée en comptabilisant l'épaisseur de l'isolant du mur contre terre.

Source : Annexe 2 Code de mesurage de l'arrêté Lignes directrices

Exemple nœud constructif 3 : mur extérieur – toit plat

Exemple nœud constructif 3 : mur extérieur – toit plat

Les surfaces de déperdition se mesurent sans tenir compte des acrotères ou de tout autre dépassement.

La mesure de la surface de déperdition des murs se fait jusqu'au point le plus haut de l'isolant.

En présence d'une toiture verte ou d'une toiture inversée, les couches au-dessus de l'isolant ne sont pas prises en compte dans le calcul.

Source : Annexe 2 Code de mesurage de l'arrêté Lignes directrices

Exemple nœud constructif 4 : mur extérieur – toit en pente

Exemple nœud constructif 4 : mur extérieur – toit en pente / Toiture sans dépassement par rapport à la façade

Toiture sans dépassement par rapport à la façade

Les surfaces de déperdition se mesurent tout simplement jusqu'à l'intersection des deux plans extérieurs.

La hauteur de la gouttière n'a aucune influence sur la mesure de la surface de déperdition.

Exemple nœud constructif 4 : mur extérieur – toit en pente / Toiture avec dépassement non isolé par rapport à la façade

Toiture avec dépassement non isolé par rapport à la façade

La surface du mur à hauteur du dépassement (Amur2) devrait être considérée comme une paroi séparant le volume protégé d'un espace non chauffé n'appartenant pas à celui-ci (EAnC).

Vu la petite surface de ce mur, cette surface peut également être considérée comme un mur extérieur c'est-à-dire une paroi séparant le VP de l'ambiance extérieure.

Exemple nœud constructif 4 : mur extérieur – toit en pente / Toiture sans dépassement par rapport à la façade mais avec une isolation au niveau des parois intérieures

Toiture sans dépassement par rapport à la façade mais avec une isolation au niveau des parois intérieures

L'isolation représente la limite du volume protégé et par la même occasion les surfaces de déperdition à prendre en compte.

Les surfaces Amur2 et Aplafond sont donc à considérer comme des parois séparant le volume protégé d'un espace adjacent non chauffé (paroi intérieure au sens PEB).

Source : Annexe 2 Code de mesurage de l'arrêté Lignes directrices

Exemple nœud constructif 5 : mur extérieur – fenêtre

Exemple nœud constructif 5 : mur extérieur – fenêtre

La limite entre la surface de déperdition d'un mur extérieur et d'une fenêtre se mesure sur base des dimensions des ouvertures de jour (vues de l'extérieur).

Source : Document explicatif Nœuds constructifs et DRT

Mis à jour le 08/04/2021