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Dossier | Assurer le confort thermique

Assurer le confort thermique

© PICSELI / Unsplash.com

Lorsqu'on évoque le caractère agréable d'un bâtiment, le confort thermique est souvent le premier élément évoqué. Avoir suffisamment chaud l'hiver, mais pas trop l'été, tout en minimisant la consommation énergétique : voilà tout l'enjeu du confort thermique d'un bâtiment durable, qui va bien au-delà du simple contrôle de température. Car la sensation de confort thermique peut être influencée par toute une série de facteurs (activités des usagers, température des parois, ventilation, protections solaires, etc.).

Le Guide Bâtiment Durable propose la démarche suivante pour assurer le confort thermique :

  • Définir les besoins en fonction des occupants, de leurs activités, de leur présence,...
  • Concevoir l'architecture du bâtiment et privilégier les mesures passives de manière à favoriser le confort d'hiver et le confort d'été
  • Choisir et concevoir les équipements techniques (chauffage et refroidissement éventuel) et définir leur mode de régulation
  • Permettre l'optimisation du fonctionnement des équipements en début d'occupation et mettre en place le suivi du confort pendant l'occupation

Cette démarche s'inscrit dans une stratégie globale comprenant également la diminution des pertes par transmission, la diminution des pertes par infiltrations, etc.

Enjeux

Le confort thermique est probablement le premier auquel chacun pense lorsque l'on parle de confort dans le bâtiment.

Il correspond à un état d'équilibre thermique entre le corps humain et les conditions d'ambiance. Il dépend,

  • de l'environnement
  • de notre habillement et de notre activité physique
  • mais également du métabolisme et de la sensibilité de chaque individu

Au-delà d'un certain niveau de déséquilibre, l'individu ressent un inconfort, notamment parce qu'il va devoir réagir pour réduire ce déséquilibre.

Le confort thermique fait partie intégrante du bien-être des occupants d'un bâtiment et peut avoir un impact non négligeable sur leur santé. Assurer une sensation de chaleur en hiver et préserver des surchauffes en été est donc un enjeu sociologique incontournable dans le cadre de la conception d'un bâtiment durable.

On note également que l'inconfort peut conduire à des comportements consommateurs d'énergie. Par exemple : ouverture des fenêtres pour combattre une surchauffe hivernale, destruction d'énergie pour atteindre la bonne température intérieure, suppression des intermittences nocturnes, …

Assurer le confort thermique attendu représente donc un enjeu environnemental important.

Il en va de même pour la définition du confort souhaité : des critères de confort excessifs seront énergivores. Il convient donc de les choisir avec précaution.

En outre, le confort thermique représente un enjeu économique important même s'il est difficilement chiffrable,

  • dans le logement, changement plus fréquent des locataires et périodes d'inoccupation plus longues
  • dans le secteur tertiaire, le niveau de confort aura une influence sur la productivité et l'absentéisme des travailleurs.

Enfin, assurer le confort thermique dans les bâtiments particulièrement performants d'un point de vue énergétique est en enjeu didactique : un bâtiment passif ou zéro énergie qui ne permet pas d'assurer le confort des occupants laisse penser que c'est systématiquement le cas dans ce type de bâtiment et peut décourager d'entreprendre une démarche identique.

Démarche

Initiée dès la programmation du bâtiment, la réflexion sur le confort thermique nécessite une démarche complète qui englobe l'architecture et la conception globale des systèmes (ventilation, chauffage et refroidissement passif ou actif) et leur régulation.

  1. Définir clairement ses besoins en fonction des futurs occupants (personnes fragiles par exemple, malades ou âgées), de l'activité des utilisateurs, du standing du bâtiment. Sans cette définition on risque plus que probablement de mettre en œuvre trop ou trop peu de mesures pour atteindre l'objectif.
  2. Concevoir l'architecture pour favoriser le confort : compacité, proportion de surfaces vitrées, orientation du bâtiment et/ou des zones thermiques (chambres/séjours, bureaux/salles de réunion), etc.
  3. Mettre en place en priorité des mesures passives (c'est-à-dire, non consommatrices d'énergie), pour favoriser le confort des espaces en toutes saisons :

    • protections solaires
    • possibilité d'ouvrir les fenêtres
    • inertie thermique
    • réduction des charges internes…

    Voir dossiers | Assurer une grande inertie thermique ; Limiter les charges thermiques ; Appliquer une stratégie de refroidissement passif

  4. Choisir et concevoir les équipements techniques (chauffage, refroidissement actif éventuel) pour optimiser le confort.
    Voir dossiers Choisir le meilleur mode de production et de stockage pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire , Refroidissement : choisir le meilleur mode de production utilisant des sources renouvelables, Garantir l'efficience des installations de chauffage et ECS (distribution et émission)
  5. Définir le mode de régulation pour que le la puissance fournie par les systèmes puisse être adaptée aux circonstances (conditions extérieures, occupation) et ainsi dispenser un confort en lien avec les besoins des occupants.
    Voir dossier | Garantir l'efficience des installations de chauffage et ECS (distribution et émission).
  6. Mettre en œuvre un dispositif de suivi et d'optimisation du confort dans le bâtiment.

mis à jour le 01/01/2013