Identifier les contraintes liées au projet

L'influence du parti architectural et structurel du bâtiment

De la structure principale de la construction naîtra la hiérarchisation des espaces et de leurs fonctions. Celle-ci, influencée dès la conception, induira la nature des murs intérieurs ou cloisons. L'objectif premier étant de répondre à certaines exigences réglementaires ou normatives, il engendrera un certain confort à l'usage.

La fonction des espaces et l'intensité d'usage

Selon la destination des espaces et de leur nécessité de flexibilité, il peut s'opérer un choix dans le type de paroi à mettre en œuvre. Dans certaines fonctions telles que le tertiaire, on doit permettre une certaine modularité et adaptabilité des espaces, afin d'être le plus polyvalent possible.

Pour certaines fonctions comme le logement les besoins d'adaptabilité sont moins fréquents. Néanmoins, une conception des parois soutenant une adaptabilité et une flexibilité de l'utilisation de l'espace permet de faire face à l'évolution démographique et au besoin de logements, ainsi qu'à une conversion vers d'autres types d'affectation si nécessaire.

Adaptabilité

Pour soutenir la capacité des cloisons intérieures à évoluer facilement et écologiquement, on appliquera les principes suivants :

Anticiper les changements

Répondre aux scénarios les plus plausibles de changements de l'usage et leurs associer des hypothèses de rénovation efficaces.

Concevoir des assemblages réversibles

Concevoir des assemblages réversibles, de façon à ce qu'il soit possible de remplacer des matériaux ou d'accéder aux techniques et aux conduites sans démolir indûment.

Choisir des matériaux qui comportent une gestion écologique en fin de vie

Employer dans des assemblages réversibles, des matériaux à faible impact environnemental.

Voir dossier Cycle de vie de la matière: analyse, sources d'information et outils d'aide au choix.

Le confort thermique et hygrométrique

Principes de l'inertie thermique

Les cloisons intérieures peuvent jouer un rôle d'inertie thermique en emmagasinant la chaleur de l'air lors de surchauffes et en libérant par la suite cette énergie lorsque les températures chutent. Ceci améliore grandement le confort des espaces en été comme en hiver par le nivellement des pics de température. Il est important pour cela que la masse reste « accessible » pour que celle-ci puisse échanger son énergie avec l'air.

Voir dossiers Assurer une grande inertie thermique et Appliquer une stratégie de refroidissement passif.

Régulateur du taux d'humidité

Les parois intérieures peuvent contribuer et améliorer la régulation du taux d'humidité ambiant. Il importe pour cela de mettre en œuvre des matériaux dont le taux d'humidité peut varier sans s'altérer. Mais également de choisir un revêtement de finition permettant de réaliser cet échange d'humidité entre le matériau et l'air ambiant.

Le confort acoustique

Quatre stratégies permettent d'améliorer le rôle acoustique des parois :

Créer de la masse

Principe connu sous le nom de « loi de masse ». Plus un matériau est dense, plus il isole du bruit car moins les sons dans l'air arrivent à le faire vibrer.

Déphaser les ondes

Chaque matériau, par ses propriétés physiques et sa masse, absorbe une tranche sélective des ondes sonores. En faisant varier l'épaisseur et la densité volumique des matériaux composant la paroi, l'élément « mur » présentera une meilleure isolation acoustique. C'est le principe Masse/Ressort/Masse. Voir dossier Assurer le confort acoustique.

Étanchéifier

Cette stratégie est la plus importante d'entre toutes. Une mauvaise étanchéité peut ruiner les efforts acoustiques de toute une paroi. Une très grande attention est nécessaire afin de limiter les transmissions parasites en rebouchant les fissures, passages de gaines, joints et châssis. Il suffit de très peu. C'est simple : là où l'air passe, le bruit passe. Un bon isolement acoustique suppose nécessairement une bonne étanchéité à l'air, étanchéité qui ne doit pas s'opérer aux dépens d'une ventilation saine des espaces.

Désolidariser

Afin d'empêcher que le bruit se propage par vibration dans une structure, il faut s'assurer de désolidariser les éléments. Ces coupures peuvent par exemple être réalisées à l'aide de bandes résilientes au périmètre des cloisons, par des joints de dilatation et par des suspentes antivibratoires. Les liaisons mécaniques rigides sont source de propagation du bruit.

Voir dossier Assurer le confort acoustique.

Les caractéristiques et la capacité portante de la structure

Les dispositifs permettant de répondre à ces exigences de confort, devront dans tous les cas tenir compte d'une certaine compatibilité avec la structure principale portante. Les cloisons n'ayant pas la même surcharge, leur disposition sur les plans influencera leur nature en fonction de la qualité portante des planchers.

Les coûts d'investissement et d'entretien

Bien que l'investissement pour certains dispositifs paraisse plus élevé, leur tenue dans le temps ou le confort qu'ils assurent peuvent s'avérer être des arguments déterminants, tout comme la rapidité de mise en œuvre, la flexibilité et la fréquence des modifications souhaitées.

Voir chapitre Mise en œuvre – aspects relatifs à chaque dispositif.

Mis à jour le 01/01/2013